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IPAR : Initiative prospective agricole et rurale
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LE SENEGAL A L'HORIZON 2030 |
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D'une société paysanne à une société urbaine ? |
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LE PROJET IPAR4. L’approche stratégique et la démarche méthodologique4.1. L’approche stratégique L’IPAR joue un rôle de catalyseur, d’animation et de mise en réseau des spécialistes, des acteurs et des institutions publiques, privées, associatives pour la construction d’une vision commune pour le futur. Elle sert d’interface entre les différents acteurs pour initier, co-animer et contribuer à une réflexion commune sur le développement agricole et rural. Elle s’emploie à développer une dynamique incluant tous les acteurs du secteur agricole et rural et à renforcer les capacités de tous les acteurs à prendre part au débat sur l’avenir de l’agriculture sénégalaise et du monde rural, ses défis et ses perspectives. Pour ce faire, l’IPAR fonctionne en réseau et en partenariat, collecte, traite et diffuse de l’information, organise et participe à des débats, capitalise les réflexions et reste ouvert à toute personne ou institution désireuse d’apporter sa contribution à la réflexion. 4.2. La démarche de réflexion La prise de conscience par l'ensemble des groupes d’acteurs des réalités passées, présentes et prévisibles, du contexte du sous secteur constitue une phase essentielle à la démarche. La mise en débat de l’étude sur « les implications structurelles de la libéralisation sur l’agriculture et le développement rural au Sénégal » servira de document de base pour lancer la réflexion prospective. Cette étude prend en compte la période 1950-2006. La mise en place du système d’économie de traite basée sur l’arachide qui a été historiquement le mode d’insertion du Sénégal dans l’économie mondiale décidée lors de la colonisation du territoire par la France a été passée en revue. L’étude a privilégié une entrée démographique. La place et le rôle de l’agriculture dans l’économie nationale sont analysés sur la longue période de façon à identifier les principaux déterminants des changements structurels. La structure des marchés agricoles et agro alimentaires sont examinées en détail. Les processus de segmentation et de différenciation des structures de production agricole sont analysés ainsi que leurs conséquences. Les blocages, les impasses et les possibilités d’adaptation et de recomposition sont aussi examinés. Ceci permet de dégager des perspectives pour l’agriculture et le secteur rural. Cette étude a mis l’accent sur les performances du Sénégal concernant les cinq fonctions principales de l’agriculture. Il s’agit, dans un premier temps, de soumettre à la critique les résultats de cette étude avec l’ensemble des acteurs et d’approfondir le diagnostic. Un effort important sera fait pour affiner les analyses au niveau des différentes régions. La dimension sous régionale nécessite aussi d’être davantage prise en compte, compte-tenu surtout des directives sectorielles prises aux niveaux de l’UEMOA et de la CEDEAO (PA, TEC, TVA, etc.) et des négociations en cours au sein de l’OMC et avec l’Union européenne pour des Accords de partenariat économiques (APE). De façon concrète, un résumé exécutif du document sera mis en ligne sur le site de l’IPAR. Les participants à la réflexion seront invités à le critiquer et surtout à apporter des contributions. Un forum de discussion électronique sera animé et modéré par les auteurs de l’étude qui intégreront au fur et à mesure les contributions des intervenants dans le texte. Parallèlement à ce forum de discussion, des ateliers de restitution et de débats sur le rapport seront organisés par les auteurs avec les différentes catégories d’acteurs au niveau national et dans les régions. La mise en place des forum de discussion et des groupes d’animation. Les ateliers de restitution et le forum électronique devraient permettre progressivement d’arrêter la liste des thèmes à approfondir, des filières à analyser et des régions agro-écologiques devant faire l’objet d’analyses plus systématiques. Des personnes ressources et des institutions partenaires seront identifiées au fur et à mesure pour constituer des groupes de travail et prendre en charge la réflexion sur un thème, une filière ou une région. Les notes d’orientation, les comptes rendus de leurs discussions et les notes de synthèse de leurs travaux seront disponibles sur le site et des forums de discussion permettront à chacun de participer. L’IPAR a retenu, provisoirement, de travailler suivant trois axes : les axes thématiques, les axes filières et les axes agro écologiques.
4.3. L’appui à la réflexion des organisations agricoles et rurales Le CNCR a acquis une certaine expérience de l’organisation de réflexions stratégiques de ses membres dans le cadre de la négociation avec l’Etat de la Loi d’orientation agro sylvo pastorale (LOASP) et dans le cadre de la réflexion de ses membres sur la réforme foncière . Cette expérience montre la nécessité pour les paysans de mener au préalable et de façon séparée leurs propres analyses et réflexions avant de s’engager dans des discussions et négociations avec les autres acteurs. Cette expérience méthodologique sera utilisée pour assurer une participation réelle des agriculteurs et des ruraux à la prospective. Dans ses grandes lignes, la méthodologie consiste à définir avec les leaders les questions clé pour eux, à identifier et former des animateurs paysans, à élaborer avec eux une grille d’analyses et d’élaboration de propositions, à tenir des ateliers de réflexion aux niveaux local, régional et national. A chaque niveau, les paysans peuvent donc confronter leurs analyses et propositions et dégager des accords sur les questions essentielles. Une expertise technique sera mise à leur disposition, en plus de celle des animateurs et des leaders paysans. Le document de synthèse de cette réflexion devient le document de référence dans leurs négociations avec les autres acteurs. Il sera donc proposé aux différentes plateformes paysannes de mettre en œuvre un tel processus de réflexion participative pour leur permettre de contribuer à la réflexion menée sur la transformation des exploitations familiales. Les documents produits par les ateliers paysans seront mis à disposition des participants. 4.4. L’animation des conférences publiques L’IPAR envisage d’animer des cycles de conférences (mensuelle, le dernier jeudi du mois) destinées aux acteurs et experts travaillant sur le secteur agricole et rural. Chaque séance sera introduite par un conférencier principal, suivi de deux personnes-ressources qui discuteront la présentation et proposeront des axes à débattre. Les conférenciers soumettront à l’équipe IPAR leurs contributions écrites. Un résumé de la présentation sera mis sur le site. Un forum de discussion, avec une bibliographie sélective et les données statistiques, sera ouvert à l’issue de chaque conférence. Outre les conférences mensuelles, l’IPAR pourra organiser des tables rondes sur des sujets d’actualité ou à la demande de ses partenaires. |
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